Friday, February 26, 2010

De la démocratisation de l’écriture

Plus on donne la possibilité aux gens d'écrire et moins ils lisent...
Il suffit de voir le nombre de journaux intimes en ligne sur MySpace, Facebook et autres comparé au nombre de personnes qui parviennent encore à lire une page sans s'arrêter....
Parfois je me dis que cet étalage d'émotions privées sur l'espace public s'apparente en quelque sorte à l'aspirante mannequin qui traîne dans les endroits "à la mode" sans être "de la mode" en espérant naïvement faire remarquer son mètre 76... et qui sait si un éditeur ou un talent scout se cache sous un pseudo inoffensif.

Deux façons de considérer l'existence: contradictoire ou complémentaires?

D'un côté on peut parler d'une définition contemplative de l'existence: être quelque chose, comme être heureux par exemple.
De l'autre on peut parler d'une définition dynamique de l'existence: faire quelque chose, comme s'auto-réaliser par exemple.

l'equation besoins nutritionnels et nourriture contemporaine


Dans notre nouveau mode d'alimentation fait de Vitalinea/Taillefine/Vitasnella sans sucre, sans matière grasse, sans goût, tout se passe comme si la nourriture souvent considérée comme plaisir de base se réduisait à une simple équation biologique. D'un côté on retire glucides, lipides et saveur, et oups on s'aperçoit qu'on a aussi enlevé non seulement le goût mais aussi tout élément nutritif. Du coup, on s'efforce de de rétablir à tout prix un équilibre à doses de magnésium, calcium, épaississants et autres exhausteurs de goût. Notre machine corporelle se serait-elle donc réduite à une pure arithmétique?

Poli ou pas poli?

Le vouvoiement jadis gage de politesse serait-il devenu acte de mépris?

Récemment je constatais que je vouvoyais les personnes qui me servaient à la cafétéria du bureau tandis que je tutoyais les autres employés de la société, qu'ils soient proches ou non. Pourquoi?

1) Parce qu'il existe un rapport de commerce entre moi la cliente et la personne qui me sert le café?
2) Parce qu'il existe un lien quasi familial entre moi et les autres employés de la même société, cette sacro-sainte "culture d'entreprise" que tout management s'efforce de promouvoir?
3) Parce que le vouvoiement qui dans certains cas appelle le respect, dans d'autres instaure une distanciation, un "ne nous mélangeons-pas" qui s'apparente plus au mépris qu'à tout autre forme d'allégeance?

Living in the internet century

Does internet condamn us to versatility and superficiality because it forces us to react instantaneously, sometimes too fast (oooops, I hadn't read that well), too strong (that's not what i meant), too careless (who care about the right spelling nowadays? SMS and other instant messages have pushed back any cultural background to the status of unnecessary knowledge, worse, you'd be a nerd not using the iSpelling 2 b in 2nite)
We're becoming more flexible, always on, that's for sure, but is then a lack of throughout thinking and concentration the price to pay? How many times have you started something in the morning and noticed at the end of the day that it was still to be done because in the meantime you've been interrupted, distracted or too lazy to finish up what you've started?
Does internet leave our brains on the surface only?
We're surfing on hyperlinks of thoughts but never finish to read the entire page, we open brackets and brackets and brackets but forget about the first one and, more importantly, about the main text, we've become pseudo Proust writers but lost track of the first time we started a sub reference.
It goes fast, that's for sure, but does it go well?
And how does this impact our relationships? Are we surfing on relationships as well? Going from one hyperlink to the other without finishing the page? Staying on the edge without going deep inside ? Being afraid of staying focused?

Fashion of Terror


Fashion in American Airports ou Comment des terroristes ont affecté le style des voyageurs américains

Amenez quelques terroristes dans un aéroport américain, veillez à cacher bombes, grenades et autres joyeusetés dans leurs talons et vous retrouvez quelques semaines plus tard tout un continent voyageant en slippers au mois de novembre, quelles que soient leurs convictions stylistiques ! Fatalement avec mes bottes revival eighties à talons au-dessus de mon jeans foncé serrant, je faisais tache… ou plutôt citoyenne européenne décadente (I'm lovin' it !).

Et si le Diable s'habille en Prada, que porte le bon Dieu? Des Birkenstock?

Last time at Borders

I was at Borders this afternoon, looking for a Cooking Book. Not that I intend to cook, but just thought it might be useful to have one in the the kitchen. As I was watching around me I noticed at least 7 different Best Sellers on the same shelf ans started to wonder whether I had failed to understand the word "Best". Hence the title of my blog: How can so many best sellers stay on the same shelf?